Des écoles qui partagent leurs espaces avec des associations de quartier, des maisons de la culture proposant une programmation ancrée dans le quartier, des églises paroissiales qui accueillent des espaces pour la jeunesse, la rencontre et le soin, des maisons de soins qui ouvrent leurs portes au voisinage… À une époque où la société est toujours plus diverse, mais aussi plus individualisée, ces Houses for the common good, ou Maisons du bien commun, offrent des lieux de rencontre qui dépassent les différentes bulles sociales. Que pouvons-nous apprendre de ces lieux porteurs d'espoir ? Et comment créer un cadre qui permette à de telles pratiques de s'épanouir partout ? Telle est la mission de l'open workroom!
La mission de rénovation de notre patrimoine public est considérable : non seulement sur le plan du bâti, mais aussi parce que le programme initial est souvent difficile à concilier avec les besoins de la société actuelle. Il en résulte que le patrimoine immobilier public se retrouve plus rapidement que jamais sur le marché privé. Parallèlement, dans une société plus diversifiée, vieillissante et davantage marquée par l'individualisation, le besoin de lieux de rencontre, où différents groupes et programmes se croisent, ne cesse de croître. Comment relier ces deux dynamiques ?
En 2025, Workroom a réuni, au sein de l'Environnement d'apprentissage infrastructure sociale, des porteurs d'initiatives locaux, des autorités locales et supralocales, des représentants de fonds et d'autres partenaires autour de cette question. Ce parcours a abouti à un cadre composé de neuf clés, enrichi de nombreux éléments constitutifs qui soutiennent les porteurs d'initiatives dans le développement d'infrastructures sociales. Une conclusion claire s'en dégage également : sans cadre de soutien, l'usage intersectoriel, le partage des espaces et la capacité à répondre à l'évolution des besoins resteront l'exception plutôt que la norme. Alors même que la Flandre et Bruxelles ont besoin de milliers de Maisons du bien commun ! Et cela nécessite une action collective, fondée sur une collaboration entre les porteurs d'initiatives, les autorités locales, la société civile et les pouvoirs publics.
L'open workroom Houses for the common good, qui se tiendra du 1er octobre 2026 au 31 mars 2027 au sixième étage du 34, boulevard Pachéco, entend précisément créer un espace pour cette ambition. Dans l'exposition, réalisée en collaboration avec le vidéaste Bertrand Lafontaine et PLEK-WERK, nous dressons le portrait de cinq Maisons du bien commun inspirantes dans leur environnement. Il en résulte un cadre de travail propice aux conversations publiques, aux ateliers et aux rencontres consacrés au développement de nouvelles logiques de projet, de nouvelles formes de gouvernance, de nouveaux modèles de financement et d'un cadre de soutien adapté. Afin que la transformation du patrimoine public en Maisons du bien commun ne dépende plus uniquement de l'énergie inépuisable des porteurs d'initiatives locaux, mais puisse devenir une pratique régulière, solidement soutenue.