Au début de l'année dernière, nous avons présenté au public les enseignements tirés de l'appel à projet « Incubateurs Bruxellois ». Depuis, nous avons régulièrement eu le plaisir de partager nos expériences au sein d'autres réseaux passionnants, tels que le trajet sur l’infrastructure commune De Ambrassade et De Federatie, lors de la journée de réunion OP/HEF de Cultuur OP/TIL, lors du Symposium Zorgzame Wijken (Quartiers Bienveillants) ou lors de Woonacademie Limburg à l'invitation de Welzijnsbouwers (Constructeurs de bien-être). 

Depuis le début de l'année, nous avons continué à nous engager avec des experts et des décideurs politiques et à visiter des lieux fascinants en Flandre et à Bruxelles, dans le cadre d'un atelier de conception exploratoire sur l'infrastructure sociale. Un premier atelier ouvert a eu lieu le mercredi 26 mars 2025, au cours duquel nous avons réuni un groupe de praticiens et d'experts le matin pour affiner une structure de pensée. L'après-midi, nous avons testé notre hypothèse de travail avec un groupe de pilotage composé d'acteurs politiques, de fonds d'infrastructure et de centres d'expertise, dont nous aurons besoin pour faciliter et soutenir les bonnes innovations en matière d'infrastructure communautaire en Flandre et à Bruxelles.  

Nous rencontrons sans cesse des personnes et des organisations motivées : des investisseurs et des propriétaires de bâtiments, des gestionnaires ou des utilisateurs d'infrastructures, des acteurs locaux et des organisations à la recherche d'espaces abordables, des experts et des décideurs politiques. Tous sont à la recherche d'une gestion plus inclusive et durable de l'infrastructure sociale. On sent que quelque chose de nouveau et d'important est dans l'air. Les gens veulent transformer des églises sous-utilisées en nouveaux centres de rencontre, ils partagent l'espace avec les jeunes et les moins jeunes, ils offrent des soins et des opportunités aux personnes en difficulté dans les quartiers solidaires, ils soutiennent les citoyens qui veulent aider à construire l'avenir de leur propre quartier, ils rendent les lieux culturels plus orientés vers l'avenir... De nombreux espaces communautaires sont en cours de réalisation. 

Si nous travaillons de manière plus intersectorielle et partageons l'espace (sous-utilisé), si nous travaillons de manière orientée vers le voisinage et avec un regard sur l'avenir, nous construirons ensemble l'infrastructure sociale dont nous avons besoin. Nous pourrons ainsi réaliser des gains spatiaux et créer une valeur ajoutée sociale. Mais comment faire ? Quels sont les modèles alternatifs de financement, de développement et de gestion de ces lieux ? Quels sont les obstacles dans les réglementations actuelles et comment la politique peut-elle mieux soutenir cette dynamique ? Comment pouvons-nous unir nos forces dans des partenariats public-privé-civil ? 

Nous, ainsi que de nombreuses pratiques et experts passionnants, voulons en savoir plus à ce sujet. De cette manière, nous espérons contribuer à une infrastructure sociale plus importante, meilleure et plus accessible. Vous l'avez lu : something’s cooking in the societal infrastructure kitchen. A suivre! 

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WORKROOM

Depuis 2010, Architecture Workroom Brussels se consacre à l'avenir de nos territoires. L'organisation a vu le jour comme un tiers-lieu qui plaçait à l'agenda le lien entre l'espace et les transitions sociales et sociétales, afin de soutenir une pratique de conception, une maîtrise d'ouvrage et une culture du bâti adaptées aux défis à venir.

Il est désormais clair que la transformation de nos rues, de nos quartiers et de nos paysages est une condition et un levier pour atteindre les objectifs sociétaux de manière intégrée. Pourtant, on constate que ces transformations restent difficiles à imaginer et à mettre en œuvre. Elles touchent tant de domaines et d'acteurs que la responsabilité incombe à tout le monde - et donc, en fin de compte, à personne.

C'est pourquoi nous choisissons de créer l'espace qui permet de les relier. Et cette mission renouvelée s'accompagne d'un nouveau nom : WORKROOM, Maison de la transformation. WORKROOM est la maison partagée où l'avenir de notre environnement est non seulement imaginé, mais aussi organisé.

Nous prenons aujourd'hui les devants sur trois transformations sociétales:

  • MAISONS DU BIEN COMMUN - D'ici 2030, des acteurs des secteurs de la jeunesse, de la culture, du sport, des soins et de l'enseignement uniront leurs forces pour créer des lieux au service du bien commun, qui s'attaquent structurellement à la solitude, et à la fragmentation et la pression sur les infrastructures publiques.
  • QUARTIERS SANS ÉNERGIES FOSSILES - D'ici 2030, au moins dix quartiers mettront en œuvre la transition d'énergie de manière inclusive et abordable, en vue d'une sortie totale des énergies fossiles d'ici 2040.
  • PAYSAGES-ÉPONGE - D'ici 2030, nous réaliserons les objectifs en matière d'eau, d'agriculture et de nature selon une approche cohérente à l'échelle du bassin versant, au sein de laquelle de solides coalitions territoriales renforceront collectivement la capacité-éponge du paysage.

Afin de réaliser ces transformations, WORKROOM travaille aux côtés des pionnier·e·s parmi les concepteur·trice·s, les pouvoirs publics, les organisations et les entreprises, les administrations, les institutions de connaissance et les investisseurs à impact.

Par la conception co-créative, nous imaginons des chemins d'avenir partagés à travers des expositions, des publications, des trajectoires d'innovation et des programmes publics. Ils forment les 'workrooms' où nous connectons les acteurs qui ont les clefs en main pour concrétiser ces transformations. De là, nous mettons en place les conditions pour une appropriation collective ainsi que les modèles organisationnels, de financement et de gouvernance qui mènent à un changement réel.

Le nom est plus simple. L'engagement plus grand. WORKROOM est la maison partagée où nous portons les transformations socio-spatiales que personne ne peut réaliser seul. En temps de polarisation, de cloisonnement et d'instabilité, c'est peut-être la chose la plus radicale que nous puissions faire.