Partout, les maisons de quartier, les églises, les écoles et autres équipements collectifs font face à un vaste programme de rénovation. Parallèlement, dans une société de plus en plus diversifiée, la demande en lieux de rencontre, où différents groupes et programmes se côtoient, ne cesse de croître. Réinventer notre patrimoine public en tant qu’équipements partagés pour des fonctions et des communautés multiples est donc une évidence, mais cela pose également un défi aux organisations, aux administrations locales et aux décideurs politiques : qui assumera le rôle de liaison et de coordination ? Sans une nouvelle approche qui mobilise les biens immobiliers disponibles autour des besoins et des dynamiques existants, la vague de transformation nécessaire ne se produira pas.
La conception d'une telle nouvelle méthodologie pour des lieux communautaires multifonctionnels et interdisciplinaires nécessite un environnement propice à la co-création. La composition variée des autorités locales, des organisations pionnières, des experts, de la société civile et des organisations de centres de soutien présents lors de la séance de clôture de l’Environnement d’apprentissage pour les infrastructures sociales a donc constitué un excellent contexte pour y travailler. Sur la base de la publication Negen sleutels voor toekomsgerichte maatschappelijke infrastructuur « Neuf clés pour des infrastructures sociétales de demain », nous avons fait le point sur les enseignements tirés du processus, structurés en un cadre de neuf chapitres comprenant des dizaines d’éléments constitutifs, et nous explorons la voie vers un cadre formel et de nouveaux partenariats.
Le fait que l’infrastructure sociale soit une histoire de briques et de personnes ressort une fois de plus clairement des messages qui se sont dégagés de la table ronde et des ateliers : nous devons conserver autant que possible des positions foncières stratégiques tout en osant investir massivement dans le travail humain qui fait de l’usage partagé de l’espace non seulement une nécessité, mais aussi une valeur ajoutée. Enfin, l’importance de l’usage partagé de l’espace, d’autant plus dans le contexte bruxellois, a également été soulignée par la ministre de Bruxelles et des Médias, Cieltje Van Achter, dans sa réflexion finale.
Après une année d’apprentissage, un cadre pour une nouvelle approche est en place ; il faut désormais une action collective pour mettre en place un cadre favorable à une pratique florissante en matière d’infrastructures sociales tournées vers l’avenir !